Bienvenue sur le site de Nestlé Health Science France

Certaines informations présentes sur ce site sont strictement réservées aux professionnels de santé.

Pour accéder à votre espace, vous devez vous identifier.

Êtes-vous un professionnel de santé ?

Vous allez être dirigé vers votre espace.
Ce contenu n'est accessible qu'aux professionnels de santé.
Vous allez être dirigé vers votre espace.
Chirurgie

Une bonne nutrition du patient cancéreux peut améliorer sa qualité de vie

La chirurgie est un des traitements du cancer

Cancer et chirurgie : quels sont les traitements possibles ?

Le traitement du cancer dépend des caractéristiques du cancer, mais aussi de l’état général du patient. On distingue trois grands types de traitements qui sont utilisés seuls ou en association : la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie.

Les opérations de chirurgie : éradiquer les tumeurs cancéreuses

La chirurgie, lorsqu'elle est possible, permet d'éradiquer la tumeur et de guérir plus rapidement le cancer. Par exemple, la chirurgie constitue le principal traitement des cancers de l’estomac et de l’œsophage. De même l’opération chirurgicale, lorsqu'elle est possible, constitue le traitement de référence des cancers bronchiques « non à petites cellules ». Enfin le traitement du cancer du côlon s'organise autour de deux approches complémentaires et souvent associées, la chirurgie et la chimiothérapie.

La chirurgie digestive impacte particulièrement la fonction digestive et une démarche appropriée doit être conduite afin de préparer et passer au mieux l'étape de l'intervention chirurgicale et récupérer au plus vite une fonction digestive efficace.

L’alimentation et la nutrition, avant et après la chirurgie

La charge glucidique pré-opératoire : toute agression sur l’organisme est à l’origine d’un stress métabolique qui déclenche une insulinorésistance caractérisée par une hyperglycémie et une diminution de la réactivité des tissus à l’action de l’insuline. Cette insulinorésistance est associée à une augmentation des complications post-opératoires.

Des mesures multimodales pour diminuer le développement de l’insulinorésistance au cours d’une chirurgie ont été proposées, en particulier la consommation en pré-opératoire de glucides complexes. Les effets physiologiques et cliniques de ce traitement ont été évalués positifs et intégrés dans les recommandations formalisées d’experts.

Il est recommandé de consommer à deux reprises, la veille de l'intervention, une boisson comprenant 75 g de glucides complexes dilués dans 400 ml d'eau. Puis le matin même de la chirurgie, de consommer à nouveau 75 g de ces glucides dans 400 ml jusqu'à 2 heures avant l'anesthésie. Les glucides complexes sont appelés amidons, maltodextrines ou sirop de glucose (maltodextrine courte).

L'immunonutrition péri-opératoire (l’alimentation au moment de l’opération)

L’immunonutrition est une nutrition spécifique comprenant une supplémentation en immuno-nutriments comme l'arginine, la glutamine (en nutrition parentérale), les acides gras oméga 3 et les nucléotides qui ont la particularité d'avoir un effet thérapeutique dans certaines situations.
L'immunonutrition péri-opératoire des patients candidats à une chirurgie digestive carcinologique majeure programmée a été démontrée bénéfique en pré-opératoire chez tous les patients quel que soit leur état nutritionnel et en postopératoire chez les patients dénutris.
En pré-opératoire un apport moyen de 1000 kcal d'un produit d'immunonutrition doit être consommé chaque jour pendant 7 jours en plus de l'alimentation. En post-opératoire un apport de 1500 kcal est recommandé chez les patients dénutris qui ne peuvent s'alimenter par voie orale à hauteur de 60% de leurs besoins nutritionnels. La prescription doit être faite par un chirurgien digestif, un anesthésiste-réanimateur, un gastro-entérologue ou un oncologue. Cette prescription pour un achat du produit en pharmacie, doit se faire via une ordonnance dite d'exception (Cerfa n° 12708*01).

La perte de poids liée au cancer

Le cancer et ses traitements entraînent souvent une fatigue générale et une perte de poids. Les traitements qui interviennent dans la lutte contre le cancer peuvent avoir comme conséquence une perte de l'appétit, la modification, voire la perte du goût et de l’odorat. Les patients vont alors moins manger et pourtant les besoins énergétiques et protéiques de leur organisme sont augmentés par la maladie et ses traitements mais aussi par la lutte de l'organisme contre la maladie. Il faut donc veiller à s'alimenter au mieux, et tenter de récupérer pendant les intercures. Maintenir son poids est un objectif à avoir en ligne de mire dès le début et tout au long de la prise en charge thérapeutique du cancer. Reprendre son poids habituel sera l'objectif de la période post cure : c’est la renutrition post-chirurgie.

Pour cela, les professionnels de la santé vont souvent recommander des régimes complémentés en protéines et en calories afin de prévenir les carences alimentaires et de réduire le nombre de complications liées aux traitements. Il faudra enrichir l’alimentation et la compléter si nécessaire par des compléments nutritionnels oraux (CNO) dont certains sont spécifiques de la prise en charge du patient cancéreux.

Les effets secondaires des traitements accentuent la dénutrition au cours du cancer

Les nausées et vomissements sont les effets secondaires les plus courants dans le traitement des cancers. Il est recommandé d'éviter toute situation pouvant provoquer des nausées : fractionner les repas, manger froid ou à température ambiante, manger des aliments secs glucidiques (pain grillé et gâteaux secs), éviter les aliments gras frits, trop sucrés ou trop assaisonnés, éviter les odeurs fortes, ventiler la pièce. S’il y a prescription de CNO, varier les arômes et rechercher le mieux accepté.

En cas de trouble de l'odorat ou du goût qui sont fréquents lors des traitements, assaisonner, ajouter des arômes, éviter les ustensiles métalliques, remplacer les viandes rouges par les viandes blanches.

En cas de mucites aphtes et sécheresse buccale, éviter les aliments irritants (épicés), les aliments secs ou durs, les aliments trop chauds. Préférer les textures moelleuses, boire fréquemment, sucer de la glace, rajouter de la salive artificielle.

En cas de diarrhées, il faut fractionner l’apport alimentaire, boire régulièrement et suffisamment tout au long de la journée et éviter les stimulants digestifs : café, thé, chocolat, épices. En nutrition entérale, réduire le débit et utiliser un produit contenant des fibres adaptées, comme la gomme de guar.

En cas de constipation, assurer une activité physique minimum, la prise suffisante de boisson et un apport conséquent en fibres alimentaires. En nutrition entérale, s'hydrater correctement et utiliser un produit contenant des fibres.

source : Hébuterne X. et al. Prévalence de la dénutrition au cours du cancer : Une enquête nationale un jour donné. Nutrition Clinique et Métabolisme 2006;20;S86
Falewee M.N.et al. La nutrition dans la prise en charge des cancers ORL. Oncology 2009;11:128-132
Muscaritoli M. et al. Prevention and treatment of cancers cachexia: new insight into an old problem. Euro. J. Cancer, 2006;42:31-41

Date de publication 10/12/2015
LE CANCER DU COLON
Par définition, le cancer du côlon-rectum est un cancer qui touche le gros intestin. 

 

En savoir plus
CANCER DE L'OESOPHAGE ET DE L'ESTOMAC
Le cancer de l'œsophage est un cancer qui touche la muqueuse de l'œsophage.
En savoir plus
LE CANCER DU POUMON
Le cancer du poumon, appelé aussi cancer bronchique, est, par définition, une maladie des cellules des bronches ou, plus rarement, des cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires.
En savoir plus



PROPOSITION DE SOLUTIONS NUTRITIONNELLES NESTLE HEALTH SCIENCE EN CAS DE DENUTRITION OU DE RISQUE DE DENUTRITION

 

 

 

POUR VOIR TOUS NOS PRODUITS