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Réanimation

Récupérer et reprendre du poids après une réanimation

La réanimation

Récupérer et reprendre du poids après une réanimation


La quasi-totalité des patients qui entrent en réanimation (ou en soins intensifs) vont poser des problèmes de nutrition au cours de leur séjour. En situation de détresse vitale, la dénutrition est un facteur indépendant de morbidité et de mortalité. La perte de poids qui en résulte devra faire l'objet d'une prise en charge prolongée en sortie d'hospitalisation.

Patients en réanimation et en soins intensifs : importance de la nutrition entérale


Certains patients vont pouvoir continuer à s'alimenter et seront complémentés avec des solutions nutritives orales, appelées compléments nutritionnels oraux (CNO). Ceux qui ne pourront s’alimenter spontanément par voie orale dans les cinq jours, à un niveau d'au moins 60% de leurs besoins nutritionnels, devront être nourris par nutrition artificielle entérale (NE) ou parentérale (NP). Ces deux techniques sont complémentaires mais la nutrition entérale doit être privilégiée, débutée précocement et complétée plus tardivement, si nécessaire, par une nutrition parentérale en cas de problème digestif conséquent.

La nutrition entérale précoce doit être débutée dans les 48 h post-agression ou 24-36 h post-opératoire. Elle est instaurée dans une période où l'intestin est en arrêt plus ou moins important, ce qui va nécessiter des précautions de débit et l'utilisation éventuelle de médicaments stimulateurs du transit. Ensuite, dès que le patient ira mieux, la reprise de l’alimentation par voie orale sera envisagée avec un régime alimentaire adapté, en général accompagné de CNO. En sortie de réanimation, mais aussi en sortie d’hospitalisation et pour conserver le bénéfice de la prise en charge nutritionnelle pendant l’hospitalisation, des conseils alimentaires seront prodigués et la prescription de CNO sera souvent nécessaire au cours de la convalescence.

Les bénéfices d’une prise en charge nutritionnelle adaptée sont la prévention ou la maitrise de l’apparition d’une dénutrition (perte de poids) par la fourniture à l’organisme de nutriments lui permettant de répondre aux besoins du métabolisme (renutrition) et ainsi de permettre une meilleure évolution vers la guérison.

Réanimation : le métabolisme mis à rude épreuve


L’agression est une situation pathologique aigüe correspondant à un ensemble de réactions de l’organisme, elles-mêmes consécutives à la modification brusque de son homéostasie (état stable) par un facteur de nature physique, chimique ou biologique. C’est le cas pour toute maladie ou accident grave. Les modifications métaboliques de l’organisme sont particulièrement importantes et correspondent à des changements de priorité par rapport à la situation antérieure normale. Cette réaction, qui a pour objectif la défense de l’organisme et sa réparation, se caractérise par une réponse inflammatoire et des modifications endocriniennes caractéristiques. Ces réactions métaboliques, qui ont pour but de faire face à la nouvelle situation peuvent, si elles se prolongent dans le temps, avoir des conséquences nutritionnelles défavorables.

Ces perturbations induisent une réorientation du métabolisme, avec comme conséquences une élévation de la dépense énergétique et un hypercatabolisme azoté, associé à un anabolisme protéique lui-même réorienté en grande partie vers la synthèse des protéines de l’inflammation.

Un apport nutritionnel adapté pour endiguer la dénutrition en phase de réanimation


Ces dépenses supplémentaires doivent être nutritionnellement compensées, alors que le patient est en général dans une situation d’anorexie ou d’impossibilité de s’alimenter normalement. La dénutrition qui s’installe peut à terme augmenter la morbidité et la mortalité de l’affection causale, prolonger la durée de séjour à l’hôpital et augmenter les coûts d’hospitalisation. C'est la raison pour laquelle des apports en protéines et en calories doivent être calculés et adaptés aux besoins du patient pour limiter la dénutrition. La nutrition entérale ou orale doit être privilégiée en réanimation.

source : Nutrition Clinique et Métabolisme 2009. 23 No 4; 183-258
Chambrier C et Coll. N C M 2010,24; 145-156
Ziegler et coll. Réanimation 20 (2011)

Date de publication 10/12/2015



PROPOSITION DE SOLUTIONS NUTRITIONNELLES NESTLE HEALTH SCIENCE EN CAS DE DENUTRITION OU DE RISQUE DE DENUTRITION

 

 

 

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