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Chirurgie digestive

Quelle alimentation au cours de la chirurgie digestive ?

La chirurgie digestive

Quelle alimentation au cours de la chirurgie digestive ?


La dénutrition est souvent présente avant la chirurgie digestive. Elle est liée à l'évolution de la maladie et aux complications qu'elle peut générer sur le fonctionnement du tube digestif. Au sortir d'une chirurgie gastrique, ou d'une chirurgie de l'intestin, l'alimentation proposée en post-opératoire pourra être enrichie de produits spécifiques pour enrayer ou traiter la dénutrition.

Dénutrition et suites de chirurgie digestive

Si la maladie est d'origine néoplasique, les problèmes nutritionnels peuvent être aggravés par les traitements anti-cancéreux, qu'ils soient radiothérapiques, chimiothérapiques ou chirurgicaux. Si la maladie a une autre origine (malformation, ischémie mésentérique, intervention gastrique, pancréatique ou hépatique, etc…) la chirurgie impacte particulièrement la fonction digestive et une démarche appropriée doit être conduite afin de préparer au mieux l’intervention chirurgicale et récupérer au plus vite une fonction digestive efficace.

D'une manière générale, une dénutrition va majorer les complications post-opératoires. La mise en place d'une solution nutritionnelle dès le début de la prise en charge du malade permet de limiter les conséquences post-opératoires délétères de la dénutrition, c'est-à-dire le risque de complications infectieuses et non infectieuses, l'augmentation de la durée de séjour à l'hôpital, ou l’augmentation de la mortalité. Le chirurgien joue un rôle majeur dans cette prise en charge nutritionnelle, mais également l'anesthésiste lors de sa consultation pré-anesthésique, pour l'évaluation de la dénutrition et la prescription d'un complément nutritionnel oral adapté (CNO).

L'intervention nutritionnelle débute dès la phase pré-opératoire

Toute agression sur l’organisme est à l’origine d’un stress métabolique qui déclenche une insulinorésistance caractérisée par une hyperglycémie et une diminution de la réactivité des tissus à l’action de l’insuline. Cette insulinorésistance est associée à une augmentation des complications post-opératoires. Différentes mesures pour diminuer le développement de l’insulinorésistance au cours d’une chirurgie ont été proposées, en particulier la consommation en pré-opératoire de glucides complexes (charge glucidique pré-opératoire). Les effets physiologiques et cliniques de cette démarche ont été évalués positivement et intégrés dans les recommandations formalisées d’experts. Il est recommandé de consommer à deux reprises, la veille de l'intervention, une boisson comprenant 75 g de glucides complexes dilués dans 400 ml d'eau. Puis le matin même de la chirurgie, de consommer à nouveau 75 g de ces glucides dans 400 ml, jusqu'à 2 heures avant l'anesthésie. Les glucides complexes sont appelés amidon, maltodextrine ou sirop de glucose.

L'immunonutrition : une nutrition pensée pour la chirurgie du cancer digestif

C'est une nutrition spécifique comprenant une supplémentation en immunonutriments comme l'arginine, la glutamine (en nutrition parentérale), les acides gras oméga-3 et les nucléotides qui ont la particularité d'avoir un effet thérapeutique dans certaines situations pathologiques.

L'immunonutrition péri-opératoire des patients candidats à une chirurgie digestive carcinologique majeure programmée a été démontrée bénéfique, en pré-opératoire chez tous les patients quel que soit leur état nutritionnel et en post-opératoire chez les patients dénutris.

En pré-opératoire, un apport moyen de 1000 kcal d'un produit d'immunonutrition doit être consommé chaque jour pendant 7 jours en plus de l'alimentation. En post-opératoire un apport de 1500 kcal est recommandé chez les patients dénutris qui ne peuvent s'alimenter par voie orale à hauteur d'au moins 60% de leurs besoins nutritionnels. La prescription de ces produits doit être faite par un chirurgien digestif, un anesthésiste-réanimateur, un gastro-entérologue ou un oncologue. Cette prescription pour un achat du produit en pharmacie doit se faire sur une ordonnance dite d'exception (Cerfa n° 12708*01).

Nutrition entérale pour l'alimentation péri-opératoire : pré ou post-opératoire

La nutrition entérale par sonde digestive est la voie d'alimentation la plus physiologique. Elle doit être préférée en pré- ou post-opératoire chez les patients qui ne peuvent s'alimenter par voie orale à un niveau d'au moins 60% de leurs besoins. La nutrition parentérale (par voie veineuse) est complémentaire, lorsque la nutrition entérale par sonde digestive ne couvre pas les besoins nutritionnels des patients. C'est la méthode nécessaire lorsque la nutrition entérale est impossible ou inadaptée. Les solutions nutritives administrées par voie entérale sont nutritionnellement complètes, polymériques (nutriments naturels) ou semi-élémentaires avec des nutriments plus ou moins hydrolysés (digérés), avec une concentration calorique et protidique variable, permettant de couvrir les besoins nutritionnels du patient.

source :
Journal de chirurgie 2008 Déc; vol 145, supl 4. Améliorer les suites opératoires par l'immunonutrition en péri-opératoire Ljungqvist O, JPEN 2012 Jul; 36(4):389-98: Insulin resistance and enhanced recovery after surgery Journal de chirurgie viscérale 2015; vol 152, Hors-série 1. Guide des bonnes pratiques cliniques sur la prise en charge nutritionnelle péri-opératoire en cancérologie digestive.

 


Date de publication 10/12/2015



PROPOSITION DE SOLUTIONS NUTRITIONNELLES NESTLE HEALTH SCIENCE EN CAS DE DENUTRITION OU DE RISQUE DE DENUTRITION

 

 

 

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